On dit que la maternité est la plus belle période de la vie d’une femme, surtout les débuts de la maternité. Pourtant, c’est faux, car pour la plupart des jeunes mamans, c’est une grande sortie de leur zone de confort et un immense cocktail d’hormones qui influence fortement aussi bien les soins apportés à l’enfant que la perception de la maman en tant que femme, partenaire, mère et fille. La dépression pendant la maternité peut se manifester à tout moment, et une maman sur cinq souffre même de la dépression post-partum. Qu’est-ce que cette dépression exactement, comment se manifeste-t-elle et pourquoi est-il bon de chercher de l’aide ?
Dépression dans la maternité
La dépression peut apparaître à tout moment chez une maman. Cela peut être dès la grossesse (par exemple, la peur pour le bébé après une perte précédente, après une fausse couche, la peur que l’enfant ne naisse pas en bonne santé), après l’accouchement (dépression post-partum) ou plus tard, lorsque l’enfant est déjà plus grand et va par exemple à l’école (par exemple, dépression liée à la routine - école, travail, activités, devoirs, peu de temps pour soi).
Nous devrions parler de la dépression, avec son partenaire, une amie, ses parents, et demander de l’aide avant qu’elle n’ait un impact très négatif sur les soins aux enfants et sur tout le foyer, y compris la maman.
Si la maman a souffert de dépression avant la grossesse, elle peut alors se renforcer encore davantage pendant la maternité et causer encore plus de dégâts.
Il n’existe aucun remède contre la dépression ; il faut surtout du temps et un grand soutien de l’entourage.
Quelques jours après l’accouchement, une maman peut ressentir un baby blues du post-partum. C’est, disons, une forme plus légère d’inconfort que presque chaque maman vit après l’accouchement. Ce sont ces journées où elle est plus émotive, très fatiguée, peut avoir des problèmes de sommeil, son humeur change constamment, tout est soudain différent et il n’est pas facile de s’adapter au nouveau rôle de mère.
Une manifestation plus profonde est ensuite la dépression post-partum (voire la psychose post-partum / lactationnelle). Un accouchement difficile et long, une césarienne (la maman a le sentiment d’avoir échoué, de ne pas avoir réussi à accoucher de son enfant par voie vaginale), des difficultés à allaiter, etc., peuvent déclencher la dépression. Il est bon que la dépression soit diagnostiquée à temps afin d’éviter des problèmes plus graves. La femme peut avoir des sentiments d’impuissance, d’infériorité, d’anxiété, des attaques de panique, des pensées de mort pour elle-même ou son enfant, penser que l’enfant n’est pas le sien, avoir des sautes d’humeur, et dans le cas de la psychose, même des hallucinations. La dépression post-partum touche une femme sur cinq après l’accouchement et peut s’aggraver, par exemple, à cause du manque de compréhension des médecins à la maternité (sentiment que la femme a échoué en tant que mère, qu’elle n’arrive pas à allaiter son enfant), du manque de compréhension dans la famille (hypocondriaque et paresseuse, incapable de s’occuper du foyer et de l’enfant). Il n’est pas rare que les pères puissent eux aussi souffrir de dépression post-partum après la naissance de leur enfant.
Le soutien et le soin de soi sont très importants
À qui s’adresser
Pour qu’une femme ne se retrouve pas au bord du gouffre et ne veuille pas mettre fin à ses jours ou éventuellement à la vie de son bébé, il est très important qu’elle parle de ses problèmes. Elle peut s’adresser à sa famille, à ses amies ou à une doule post-partum, une consultante en lactation ou une sage-femme communautaire. Ces personnes ne guérissent pas la dépression, mais la maman peut leur confier sa souffrance, se confier, et elles l’orienteront ensuite vers les professionnels à contacter.
- Organisation Le sourire de maman - aide dès la grossesse et ensuite après l’accouchement en cas de dépression post-partum, d’anxiété et même de psychose.
- Aujourd’hui, il est possible de faire un dépistage qui révèle la probabilité qu’une dépression post-partum apparaisse ou non chez une femme.
- Projet Perinatal - tout comme l’organisation Le sourire de maman, il aide les femmes dans la maternité à gérer leurs anxiétés et leurs dépressions.
Comment prendre soin de soi
La femme ne devrait surtout pas s’oublier et devrait se mettre en premier avant tout le monde, car quand une maman est épanouie, cela se répercute sur tout le reste. Ce qu’une femme peut faire pour elle-même :
- ne pas tout porter seule et parler de ce qui la pèse - se faire aider avec les enfants (les faire conduire/porter pour que la maman puisse se reposer, récupérer une nuit blanche), aide pour le foyer (cuisiner, ranger) ;
- avoir du temps pour soi - aller prendre un café avec une amie, aller au cinéma avec son mari, faire une promenade, partir en excursion, aller chez le coiffeur ;
- aller à des cercles de femmes - un grand soutien pour les femmes dans la maternité ;
- l’isolement social a plutôt tendance à aggraver la dépression, donc c’est bien d’aller discuter avec quelqu’un, d’inscrire l’enfant à un cours par exemple baignade des bébés dans une baignoire, natation pour nourrissons, exercices avec bébé ou de s’inscrire soi-même à un cours où les enfants peuvent aussi être présents (danse avec écharpe de portage, salle de sport ou entraînement en circuit avec enfants ou possibilité de garde) ;
- ne pas se comparer aux autres mamans, surtout ne pas croire tout ce qu’on voit sur les réseaux sociaux, car la réalité est souvent tout autre et tout n’est pas aussi rose qu’il y paraît ;
- traiter le traumatisme de l’accouchement, s’il y en a eu un ;
- essayer une thérapie quantique ou une thérapie craniosacrée - elles aident à lever les blocages tant dans le corps que dans l’âme ;
- essayer de recharger ses batteries même avec de petites choses - s’exposer au soleil, bien manger, écouter de la musique, faire des travaux manuels, du sport, une excursion, une douche froide, etc.
La maternité apporte avec elle de beaux moments, mais aussi des journées exigeantes, alors soyez indulgentes avec vous-mêmes et acceptez l’aide des autres. Et s’ils ne vous la proposent pas, demandez-la. Bien souvent, les autres ne veulent pas s’imposer et attendent que vous leur demandiez vous-mêmes de l’aide.
Aimez-vous, prenez soin de vous et estimez-vous, car une maman heureuse signifie une famille heureuse.





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